5 Secrets sur les Templiers

Tout le monde a déjà entendu parler de secrets et de mystères entourant les chevaliers de l’ordre du temple. Ici nous allons vous révéler 7 secrets, mystères ou rumeurs qui font encore parler d’elles. Cependant, il y a deux sujets, au combien fameux, qui ne seront pas abordés dans cet article : Le lien mensonger entre Templiers et Loges maçonniques ainsi qu’une partie du fameux « Trésor des Templiers ». Ces 2 sujets prendront sens pour vous dans 2 articles prochainement : ‘Templiers et loges maçonniques’ et ‘La Richesse de l’Ordre du Temple’. Pour rester informé de la sortie de nos nouveaux articles, inscrivez-vous à notre newsletter !

Trêve de bavardages, voyons ensemble le premier grand mystère de notre ordre favori : 

Sommaire :

I/ LES TEMPLIERS AVAIENT-ILS LE SAINT GRAAL

Le saint Graal a fait l’objet de multiples récits et légendes à travers les siècles. On le retrouve dans la littérature en tant qu’objet mythique de la légende Arthurienne, dans toutes sortes de peintures ou même dans la culture populaire du 20e comme du 21e siècle. Le Saint Graal n’est assimilé au Saint Calice (La coupe qui eut recueilli le sang du Christ) qu’à partir du 13e siècle, peu de temps après la création de l’Ordre.

Les Templiers et le saint Graal

L’ordre du temple a, dans un premier temps, entrepris des fouilles dans les caves du vieux temple de Salomon qui leur fut offert par Baudouin II de Jérusalem. Baudouin était favorable à leur activité. Ils ont donc logé dans ces quartiers pendant plusieurs années et y ont menés des recherches. Ces fouilles furent apparemment très fructueuses pour l’Ordre encore tout jeune, car il semblerait qu’ils aient découverts de multiples manuscrits et reliques Egyptiennes et Judaïques remontant à plusieurs siècles avant J.C. Ils auraient aussi découvert l’Arche d’Alliance, le coffre qui, selon la Bible, contiendrait les Tables des Dix Commandements léguées à Moïse. Mais il reste difficile d’affirmer que le Graal faisait partie de ces reliques.

Le saint graal

Cependant, Chrétien de Toyes, poète fondateur des mythes arthuriens, parlera du Graal pour la toute première fois dans l’histoire en 1180, soit moins d’un siècle après la fondation de l’ordre du temple et les fouilles organisées par ces derniers. On sait très peu de choses sur Chrétien de Toyes, mais il semblerait qu’il était issu d’une famille noble et qu’il avait surement été fait Chanoine car un texte dans les archives de Troyes était probablement signé de sa main. On voit donc qu’il avait un lien étroit à la religion, et sa supposée noblesse lui a surement été favorable elle aussi. Ceci n’est qu’une énième théorie, mais si Chrétien de Troyes a pu s’entretenir avec des Templiers (dû à ses statuts de noblesse et sa foi) et que ces derniers avaient en leur possession le Saint Calice, cela explique qu’il le mentionna dans ces écrits sous un nouveau nom. (Rien de sûr là-dedans, c’est un peu du hors-piste) 

Dans un autre registre, voici un élément qui peut nous mettre la puce à l’oreille concernant le lien étroit qui lie le Graal aux Templiers. Il s’agit des dires de Barbara Frale, historienne Italienne travaillant aux archives du Vatican à l’origine de la découverte du Parchemin de Chinon :

Selon elle, le parchemin de Chinon prouve que les Templiers menaient une cérémonie en lien avec le Saint Graal lors du Jeudi Saint. Marie Madeleine - Marie de Magdala - Deus Vult FranceOn sait aussi grâce à elle que les Templiers avaient une grande adoration pour Marie, la Sainte Vierge, pour laquelle ils ont rédigé une prière après leur arrestation et le grand procès des Templiers.

Cette adoration pour la femme nous amène encore sur une nouvelle piste, et la dernière théorie sur le Graal dont nous allons parler. Cette dernière théorie que nous abordons ici consiste à dire que le Graal n’est pas physique. Dan Brown dans son très célèbre ‘Da Vinci Code’, fait de Marie Madeleine le symbole de la féminité sacré, la femme divinisée. Dans cette perspective le Graal n’est donc plus du tout un objet sacré au sens propre, mais il devient le symbole de l’idéal féminin par excellence et représente parfaitement l’image de la déesse et de la femme sacrée, tout en rendant hommage à nos femmes, les seules ayant le pouvoir de donner la vie. En ce sens, on peut suggérer que les Templiers avait un respect et une adoration immense pour la femme, la femme divine, l’être donnant la vie : leur Graal.

II/ LE VENDREDI 13 DES TEMPLIERS  

Êtes-vous paraskevidékatriaphobe (attention à la prononciation) ? C’est-à-dire, avez-vous une peur bleue du vendredi 13 ? Que ça soit le cas ou non,

savez-vous d’où nous viens cette peur autour du vendredi 13 ?

À première vue, la peur autour du chiffre 13 n’a rien à voir avec les templiers car il semblait déjà faire l’objet de superstitions 1800 ans avant J.C. lors de l’écriture de code de Hammurabi. Certains disent que lors de l’écriture du code, peut-être par superstition, une 13e règle aurait volontairement était omise pendant l’écriture de la table. D'autres disent que les anciens Sumériens, qui croyaient que le chiffre 12 était un chiffre "parfait", considéraient que celui qui le suivait était donc un chiffre imparfait, donc malveillant ou maléfique. On retrouve aussi le 12 comme étant un nombre considéré parfait depuis la Grèce antique :
- Les 12 divinités de l’Olympe, 6 dieux et 6 déesses (ça devrait faire plaisir à Marlène Schiappa).
- Les 12 travaux d’Heraclès
- Les 12 Titans selon Hésiode, 6 frères et 6 sœurs, (La Grèce Antique, féministe avant l’heure ?)
- Les douzes signes du zodiaques
- Les douzes mois de l’année
etc…

La Cène - Léonard de Vinci En somme, chacun connait la fameuse scène du dernier repas de Jésus : La Cène, qui est bien ancrée dans notre culture occidentale et chrétienne. La Cène nous montre donc, comme chacun le sait, les 12 Apôtres se réunissant autour de Jésus à table. Mais la présence de Judas, le traître, nous met en garde : Ne soyez pas 13 convives autour de la même table, car l’un d’entre vous pourrait mourir dans l’année !

On comprend bien avec tout cela que le chiffre 13 ne soitBûcher des Templiers - Deus Vult France pas toujours vu d’un bon œil, mais alors pourquoi vendredi 13 ?
Est-ce un lien avec le Vendredi Saint ?

Pas du tout !

En fait, l’origine du malheur du vendredi 13 prend place au début du 14e siècle. Philippe IV, dit Philippe le Bel, fils de Philippe III le Hardi et petit-fils de Saint Louis, avait énormément de dettes auprès de l’ordre du temple et le royaume n’était pas en grande forme, du point de vue financier. Il décida de faire condamner l’ordre du Temple, face auquel il prend peur du fait leur puissance militaire et économique.

C’est alors que sans même s’en référer au pape Clément V, Philippe IV envoie des missives à tous ses vassaux pour organiser une arrestation collective et massive des Templiers. Chacun recevait une lettre cachetée qui devait être ouverte à une date très précise :

Le vendredi 13 octobre 1307.

III/ LA MALEDICTION DES TEMPLIERS 

« Pape Clément … Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! »

Jacques de Molay dernier grand maître Templier, adressa cette malédictionPhilippe Le Bel - Deus Vult France envers les plus hautes instances du pouvoir avant de suffoquer du haut de son bucher.

« Maudits … Maudits ! MAUDITS !! Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! »

Ainsi résonnèrent les dernières paroles de Jacques de Molay qui, selon la légende, infligea au pape Clément V, au roi Philippe le Bel (ci présent sur la droite) ainsi qu’à ses descendants de rendre des comptes devant Dieu.

le dernier souffle de Jacques de Molay - Deus Vult FranceJacques De Molay était un grand templier né dans l’actuelle Franche-Comté entre 1244 et 1249. Avec une pulsion guerrière et une envie fantastique de s’engager contre les ennemies de la foi, il fut enrôlé dans l’Ordre, très jeune, vers l’âge de 16 ou 18 ans apparemment, ce qui semble courant dans les milieux plutôt aisés à cette époque, dans la « petite noblesse ». Il devient Grand Maître de l’Ordre du Temple en 1292, lorsque celui-ci est à l’apogée de sa puissance et de sa richesse. Mais, puisque toutes les bonnes choses ont une fin, Jacques de Molay finira sa magnifique vie sur un bûcher en mars 1314, trahi par le Roi, et emportera avec lui tous les secrets de L’ordre du Temple.

Maintenant que nous savons qui est Jacques de Molay, revenons sur ses mots. Cette malédiction n’a pas été lancé du haut de son bucher, mais s’il en appel au jugement de Dieu, et d’une certaine manière au jugement de l’histoire et de la postérité, cela est tout à fait banal pour l’époque. L’idée d’une malédiction potentielle nous viens plus tard. En réalité, il semblerait que la légende ait été portée en premier lieu par Paolo Emilio, chroniqueur et historiographe italien du XVe siècle installé en France dans les années 1480, puis reprise par l’historien Français François Eudes de Mézeray au XVIIe siècle.

Cette idée de la malédiction lancée par Jacques de Molay est donc entrée dans nos têtes et est devenue un lieu commun vers le XVIIIe siècle. Si bien qu’on la retrouve aujourd’hui dans la suite romanesque historique « Les Rois maudits » (1955-1977) par exemple, dans laquelle Maurice Druon nous conte la conclusion tragique et poétique de l’affaire de l’Ordre du Temple. Par ailleurs le personnage de Jacques de Molay, ou du moins l’idée que l’on s’en fait, sera même récupéré au XVIIIe par des courants politiques, philosophiques ou religieux, comme certains francs-maçons. 

IV/ LES TEMPLIERS À L'ORIGINE DE BAPHOMET ?

Vous avez déjà tous entendu parler de Baphomet, l’idole satanique à la tête de bouc. Baphomet représente pour certains la totalité des connaissances accumulés par l’Ordre du Temple, pour d’autre il est une divinité païenne vénérée par des petites sociétés secrètes mais il est plus communément admis aujourd’hui qu’il est l’idole de plusieurs cultes Sataniques. Alors voyons ensemble la généalogie de cette idole mystérieuse.

Qu'est-ce que Baphomet ?

La plus ancienne référence connue à Baphomet remonte à une lettre écrite par un croisé Franc en 1098. Selon ce croisé, les musulmans en Terre Sainte faisaient appel à un certain "Baphomet" avant la bataille. Il est communément admis aujourd'hui que ce nom est une corruption de Mahomet, le fondateur de l'Islam. À l'époque, les chrétiens européens percevaient l'islam comme le culte de Mahomet, qu'ils considéraient comme de l'idolâtrie.

L'évolution de Baphomet s'est poursuivie en 1307, lorsque les puissants Templiers ont été supprimés en France. Le roi de France, Philippe IV, avait une lourde dette financière envers l'ordre, suite à une guerre avec l'Angleterre. Il espérait que sa dette serait effacée, mais craignait en même temps la puissance militaire des Templiers. Il décida donc de faire arrêter les Templiers et de les accuser d'hérésie. Entre autres, les Templiers furent accusés d'homosexualité, de profanation de la croix et d'être au service du culte de Baphomet. De nombreux Templiers ont fait de faux aveux après avoir subi les horribles tortures de l'Inquisition. Les Templiers se sont cependant rétractés après la fin des tortures et ont ensuite été brûlés sur le bûcher.

Baphomet et les templiers- sculpture Baphomet

Baphomet réapparait en 1854 lorsque l’occultiste Alphonse-Louis Constant,Le Baphomet d'Eliphas Lévi - Deus Vult France dit Éliphas Lévi, publie « Dogme et Rituel de la Haute Magie ». Ce livre est devenue culte dans les milieux ésotériques et occultes. Avec cet ouvrage il nous délivre la première représentation visuelle de Baphomet, la « chèvre sabbatique », présent ici à droite. Éliphas Lévi fait de Baphomet un symbole du « Bien », de la lumière et de l’accomplissement avec le pentagramme sur son front pointé vers le ciel. Puis en 1897 le poète et occultiste français Stanislas de Guaita publie la deuxième septaine de son essai de sciences maudites « Le serpent de la Genèse » qu’il nommera : « La Clef de la Magie Noire ». Le premier septaine fut publié 6 ans plus tôt et est intitulé « Le Temple de Satan », ça nous montre bien la couleur du personnage.

Sceau de Baphomet, Stanislas de Guaita - Deus Vult FranceBref, penchons-nous sur « La Clef de la Magie Noire ». Stanislas était particulièrement intéressé par les travaux de Lévi, il reprendra donc pour lui le concept de la chèvre sabbatique en le personnalisant. Sur le sceau de Stanislas, à gauche, le corps de Baphomet n’est plus présent, on y trouve seulement un pentagram, cette fois orienté vers le bas, avec la tête de Baphomet intégrée dans le pentagram. Il y ajoute les terme Lilith et Samael (des démons) ainsi que Leviathan en hébreux, légendaire monstre marin qui symbolise la rébellion.

 

 

 

 

Culte de BaphometÀ partir de là, toute la symbolique d’une idole païenne a priori bienfaisante est renversée et bien sûr c’est cette image de Baphomet qui restera encrée dans notre imaginaire. C’est alors que tous les mouvements symboliquement anti-Chrétiens ont récupéré l’image de Baphomet, les cultes satanistes et bien plus tard les groupes de Black Metal par exemple, mais c’est aussi à partir de cette représentation que l’on représente le diable dans la culture populaire, dans les films, les séries, les œuvres littéraires et dans les jeux (jeux de sociétés ou jeux vidéo)

 

V/ LES TEMPLIERS DE BANNOCKBURN

Vous connaissez peut-être la bataille de Bannockburn, célèbre bataille qui pris place le 24 juin 1314 à Bannockburn, en Écosse, au nord-ouest d’Édimbourg. Cette bataille est un évènement majeur de l’histoire de l’Écosse aujourd’hui à tel point qu’une chanson a été écrite en l’honneur de cette bataille et que celle-ci est considérée comme l’hymne national de l’Écosse (bien qu’officiellement l’Écosse n’ait pas d’hymne).

La chanson se nomme « Flower of Scotland » :

O flower of Scotland                                                                     O fleur d'Écosse
When will we see                                                                           Quand reverrons-nous
Your like again                                                                                 Ton semblable
That fought and died for                                                             Qui s’est battu et est mort
Your wee bit hill and glen                                                           Pour ta petite colline et ton vallon
And stood against him                                                                 Qui s’est oppose à lui,
Proud Edward's army                                                                   La fière armée d’Edouard
And sent him homeward                                                            Et l’a renvoyé chez lui
To think again                                                                                  Pour réfléchir à nouveau

Ici on parle de l’armée de Robert Bruce lorsqu’elle vainc le roi d’Angleterre Edouard II, qui avait une armée 3 fois plus nombreuse.

Mais, vous l’ignoriez peut-être, il une théorie nous dit qu’en réalité des Templiers auraient aidé Robert Bruce à vaincre le roi Edouard II…

Bataille de Bannockburn

Selon Robert Ferguson, un avocat américain, une nouvelle analyse statistique montre qu'un nombre important de Templiers sont arrivés en Ecosse en provenance d'autres parties de l'Europe et qu'ils ont fait pencher la balance en faveur de Bruce. Ferguson affirme, en citant un statisticien qu'il a engagé pour ses recherches, qu'au moins 29 chevaliers et sergents aguerris au combat (48 au plus) se seraient retrouvés en Écosse, sur la base de 335 évitements de capture, et qu'ils ont influencé la tactique de Bruce.

Bruce et les templiers à la bataille de Bannockburn

Selon Ferguson, Bruce a progressé à une vitesse inhabituelle, passant de petites rencontres à une véritable bataille avec des hommes bien armés.

« Compte tenu du plan de bataille communément accepté pour Bannockburn, je pense que les Templiers étaient nécessaires », a-t-il déclaré.  « L'existence des Templiers à Bannockburn suit une ligne de faits cohérente. […] Il y a maintenant de bonnes preuves qu'un certain nombre de Templiers, sinon la plupart, savaient qu'ils allaient être arrêtés, et ils se sont échappés. Il n'y a que deux endroits où ils pouvaient vraiment s'échapper, le Portugal et l'Écosse. »

Evidemment la théorie ne fait pas l’unanimité, ses affirmations seront contredites par Helen Nicholson, historienne médiéviste qui enseignait la guerre médiévale à l’université de Cardiff. Selon elle « Il n'existe aucune trace de chevaliers francophones ayant fait leur apparition en Ecosse dans les premières décennies du 14ème siècle dans un pays où les francophones seraient certainement remarqués ! » …

Nous ne saurons surement jamais si tout cela était vrai, mais cette théorie est très intéressante !

Dîtes-nous lequel de ses secrets de Templiers vous avez préféré et si vous en connaissez d’autres que nous n’avons pas abordé ici. D'ailleurs, si les secrets des templiers vous intéressent tout autant que nous, nos compères de Croix-Templiers.com vous ont concocté un magnifique article : Les 10 choses à savoir sur les Chevaliers Hospitaliers

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